La fin d’une ère : la fermeture de la dernière conserverie Saupiquet à Quimper met en péril 155 emplois
Un coup dur pour l’emploi local
Imaginez-vous travaillant au même endroit depuis des décennies, puis un jour, tout s’arrête. C’est ce qui se passe à Quimper, où la dernière conserverie de la marque Saupiquet ferme ses portes. Cette fermeture affecte directement 155 salariés, des hommes et des femmes qui ont contribué pendant des années à la renommée de cette conserverie.
La décision, prise par Bolton Food, le propriétaire italien de Saupiquet depuis 2000, soulève de nombreuses questions. Le groupe cite une surcapacité de production et un taux d’utilisation très faible à Quimper comme raisons principales. Mais au-delà des chiffres, ce sont des familles entières qui se trouvent désormais face à un avenir incertain.
Impact sur l’économie locale
L’économie de Quimper, une petite ville du Finistère, va inévitablement ressentir les effets de cette fermeture. La conserverie, active depuis 1968, n’était pas seulement un lieu de travail, mais un pilier de la communauté locale. Avec 90 % des produits vendus en France, la conserverie a joué un rôle crucial dans l’économie régionale.
La fermeture signifie également une perte de compétences spécialisées. Les employés de Saupiquet possèdent un savoir-faire unique dans la préparation et le conditionnement de maquereaux et de sardines, savoir-faire qui risque de disparaître avec la fermeture de l’usine.
Quel avenir pour l’industrie de la conserve?
Cette fermeture soulève une question plus large sur l’avenir de l’industrie de la conserve en France. Avec une baisse de 25 % des ventes en quatre ans, le secteur semble confronté à des défis majeurs. Quimper représente peut-être seulement le début d’une série de fermetures si des mesures ne sont pas prises pour revitaliser l’industrie.
Les autres sites de Bolton Food, confrontés eux aussi à des taux d’utilisation faibles, pourraient suivre le même chemin si rien n’est fait pour augmenter la compétitivité et adapter l’offre aux nouvelles demandes des consommateurs.
- 155 salariés directement affectés par la fermeture.
- Des compétences spécialisées risquent de disparaître.
- Une réduction dramatique de 25 % des ventes en quatre ans.
La fermeture de la conserverie Saupiquet à Quimper marque un tournant triste pour l’industrie de la conserve en France. Non seulement elle met en danger les moyens de subsistance de nombreux travailleurs, mais elle soulève également des questions profondes sur la viabilité future de toute une branche industrielle. Alors que les salariés et la communauté locale se préparent à affronter cette épreuve, on ne peut qu’espérer que des solutions seront trouvées pour préserver l’emploi et les compétences dans cette région fortement touchée.

